Cependant, à court terme, ce n’est définitivement pas toujours le cas : pour diverses raisons, des décalages et des déconnexions peuvent s’immiscer entre le cours du titre d’une société et sa performance financière. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’estime qu’il est essentiel pour un investisseur à long terme de demeurer optimiste et de se rappeler que l’investissement est un marathon et non un sprint.
Pour étayer ma conviction, voici cinq exemples de titres de sociétés que nous détenons dans nos portefeuilles sous gestion. Dans les graphiques qui suivent, je compare le cours de chacun des titres avec l’évolution des BPA prévus de ces entreprises au cours des 20 dernières années. Notez l’échelle logarithmique de l’axe des Y.





Une autre façon de vérifier la convergence à long terme entre la croissance des BPA et celle du cours d’un titre est de les comparer. Voici les taux de croissance annuels composés pour chacun de ces cinq titres au cours des 10 dernières années :
| Croissance annuelle composée des BPA ajustés 2015 à 2025 |
Rendement annuel composé du titre de 2015 à 2025 (avec dividendes) * |
|
|---|---|---|
| Couche-Tard | 11,70 % | 12,10 % |
| CGI | 10,60 % | 9,90 % |
| Canadien National | 5,50 % | 7,10 % |
| Dollar General | 7,00 % | 8,00 % |
| Copart | 22,70 % | 22,20 % |
* Dividendes réinvestis dans le titre
J’en suis convaincu et j’espère que vous l’êtes aussi : à long terme, le cours d’un titre suivra l’évolution de ses BPA. Comme on peut le constater dans certains des graphiques présentés, il existe parfois une déconnexion entre les deux – c’est ce qui peut créer des occasions d’investissement intéressantes.
Philippe Le Blanc, CFA, MBA
Chef des placements chez COTE 100
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